Affichage des articles dont le libellé est Franais. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Franais. Afficher tous les articles

Les Fran�ais apportent leur pierre aux �difices

Vingt ans après sa création, la Fondation du Patrimoine vit son heure de gloire: elle a récolté, en 2013, une somme record pour ses opérations de mécénat populaire réalisées auprès de particuliers. Près de 12,3 millions d'euros ont été collectés pour aider à restaurer des éléments de patrimoine, contre un peu plus de 10 en 2012.

Pour l'instant, le projet de restauration de la Croix de Lorraine, à Colombey-les-Deux-Églises, est sa «tête de gondole». L'organisme, qui s'est associé à la Fondation Charles-de-Gaulle pour cette campagne, recherchait 360.000 euros afin de préserver l'emblème du gaullisme. Érigé en 1972, en mémoire du Général, haut de 44,30 m, pesant 950 tonnes, le monument a subi les assauts du temps et son granit s'est dégradé. «Nous avons lancé une campagne d'appel aux dons auprès des particuliers en pensant que cela serait un plus, explique le délégué Champagne-Ardenne de la fondation. Mais elle a extrêmement bien fonctionné. Nous avons reçu 282.000 euros, sous forme de très petites sommes.» Les chèques ont parfois été accompagnés d'un mot manuscrit, chacun décrivant «sa» relation avec le général de Gaulle. La campagne devrait donc être bouclée d'ici à la fin du mois et les travaux devraient démarrer à temps pour que la croix soit restaurée le 18 juin 2014, date anniversaire de l'appel de Londres.

Mais il n'y a pas que ce monument emblématique qui fédère l'enthousiasme du grand public. La Fondation du Patrimoine propose 2500 autres projets, dont 80% concernent des petites églises de campagne. Les 20% restant concernent le petit patrimoine, fontaines de village, monuments aux morts, anciennes ­écoles, moulins ou statues publiques. Et là encore, le succès est largement au ­rendez-vous.

Des musées, et pas seulement le Louvre avec ses campagnes prestigieuses autour d'objets non moins prestigieux (comme l'appel au don pour la restauration de La Victoire de Samothrace, qui vient de séduire 6700 donateurs individuels), se sont aussi risqués à se tourner vers leurs visiteurs pour que ceux-ci les aident à financer des acquisitions de plus en plus onéreuses. Avec, souvent, une mobilisation qu'ils croyaient impossible à atteindre. Le Musée des Beaux-Arts de Lyon a pu, en 2012, acheter un tableau d'Ingres grâce, notamment, à l'apport de 1536 souscripteurs qui ont versé les 80.000 euros qui manquaient pour boucler le budget.

Il serait facile d'expliquer la mobilisation des uns par le retrait des autres, collectivités et État. La baisse des subventions publiques incite évidemment ceux qui lancent les campagnes de souscription: en période de crise, les grands lits font les grandes rivières. Mais le grand public, lui, y met autre chose. «Les gens se mobilisent pour leur patrimoine de proximité car ils se rattachent à des valeurs sûres», explique-t-on à la Fondation du Patrimoine. Le monde s'ouvre, mais chacun redécouvre son terroir. Les églises se vident, mais le nombre d'associations qui veillent à leur chevet n'a jamais été aussi élevé. «L'histoire locale est fédératrice, estime la fondation. Elle fonctionne comme un repère.»

Crédits photo : Frédérik ROSIN/PHOTOPQR/LE DAUPHINE

À 93 ans, M. Fontanel se «passionne» pour une grande fontaine originale, symbole de Chambéry. Et ça marche. Il s'est donné pour but de rassembler le plus d'argent possible pour la restauration de ce monument érigé en mémoire du général de Boigne, bienfaiteur de la ville qui avait fait fortune aux Indes. «J'ai écrit plusieurs milliers de lettres pour sauver la statue des quatre sans cul, comme on l'appelle ici, raconte notre homme. C'est une opération de rassemblement, de générosité mais aussi de gratitude  vis-à-vis du général.» Grâce à l'énergie de M. Fontanel et à la participation des Chambériens, particuliers et entreprises, les éléphants vont être démontés et envoyés à Lyon pour être restaurés.

Crédits photo : BUTTIN, Henri/Fondation du patrimoine

Sur cette petite île du Morbihan, on ne voit qu'elle. Lorsqu'il est devenu évident que l'église Notre-Dame-la-Blanche allait s'écrouler faute d'entretien, la mairie a commencé par hausser les épaules: l'île compte 110 habitants, le budget municipal tourne autour de 100.000 euros et les fidèles ne sont plus qu'une poignée. Mais la volonté du curé, d'une association et l'aide de la Fondation du patrimoine ont permis de rassembler 50.000 euros, auprès de 340 personnes. «Tout le monde s'est mobilisé, raconte Dominique Le Brigand, délégué de la Fondation du patrimoine du Morbihan. Ici, cette église est un repère, comme un phare.» Le Club nautique hœdicais a organisé une «tombola du homard» qui, paraît-il, a eu son petit succès.

Crédits photo : Musée Gustave Courbet

Peint par Gustave Courbet en 1864, Le Chêne de Flagey avait fini par échoir chez un collectionneur japonais. Claude Jeannerot, sénateur du Doubs, a été jusqu'au Japon pour convaincre Michimasa Murauchi de le lui revendre. Face aux 4 millions d'euros réclamés, une souscription publique a été lancée. «L'idée était de relancer le Musée d'Ornans grâce à cette acquisition, raconte le sénateur. Et de permettre à la toile de revenir là où elle avait été réalisée.» 1500 particuliers et une quarantaine d'entreprises ont participé à l'aventure, pour des montants respectifs de 265.000 euros et 2,7 millions. Le reste est venu des collectivités locales et de l'État. Depuis mars, le tableau règne au Musée d'Ornans. «C'est un atout pour notre territoire», juge Claude Jeannerot.

Crédits photo : Jacques Fadat/Ville de Montauban

Voilà deux mois que la mairie de Montauban a lancé une souscription publique pour réaliser une tapisserie. «Elle représentera Olympe de Gouges, qui naquit dans la ville», explique-t-on dans l'entourage de Brigitte Barèges, la maire. D'un format de 2,30 m×2,30 m, elle sera tissée dans les ateliers d'Aubusson, à la main et en pièce unique. Coût de la tenture: 50.000 euros. Elle a donc été «découpée» centimètre par centimètre, chacun pouvant être sponsorisé pour un euro. «Tout don, même modeste, aiderait», poursuit-on  à la mairie. À terme, la tapisserie fera partie d'une suite de dix-sept tentures d'Aubusson mettant en lumière les dix-sept articles de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, sous l'égide de Jacques Fadat.


View the original article here

Les Fran�ais doutent de l'application du pacte de responsabilit� de Hollande

74% des Français ne font pas confiance au chef de l'État pour diminuer les dépenses publiques et autant ne croient pas plus les entreprises qui se disent enclines à créer des emplois en échange d'une baisse des cotisations patronales.

Les Français sont sceptiques après les annonces du chef de l'État. Près des trois quarts d'entre eux (74%) ne font pas confiance à François Hollande et au gouvernement pour réaliser des économies importantes dans la dépense publique et presque autant, 73%, ne font pas non plus confiance aux entreprises pour créer des emplois en échange des baisses de charge promises, selon un sondage Ifop.

L'enquête réalisée pour Sud-Ouest Dimanche et diffusée samedi montre «l'ampleur de la défiance régnant aujourd'hui dans le pays et sur l'intensité des efforts qui devront être consentis pour crédibiliser» le «pacte de responsabilité» proposé par François Hollande, souligne l'Ifop.

Sans surprise, les profils des sceptiques ne sont pas les mêmes concernant le gouvernement et les entreprises: 43% des sympathisants de l'UMP font ainsi confiance aux entreprises pour jouer le jeu contre 24% seulement des sympathisants socialistes. Inversement, ces derniers sont 69% à accorder leur confiance à François Hollande contre 10% seulement parmi les partisans de l'UMP.

La défiance est en revanche généralisée chez les électorats du Front de gauche et du Front national: 82% des sympathisants du Front de Gauche et du FN ne font pas confiance aux entreprises pour créer les emplois, et 61% des premiers et 90% des seconds ne font pas confiance au gouvernement.

Dans le même temps, un autre sondage (de BVA pour Le Parisien et itélé) montrait que les Français sont 62% à estimer que l'UMP devait soutenir le pacte de responsabilité. Selon ce sondage, 62% des Français interrogés pensent que l'UMP doit «s'inscrire dans une coopération avec le gouvernement pour mettre en place le pacte de responsabilité». Seuls 31% des Français souhaitent que la droite s'y oppose.

Satisfecit de Fitch

Cette proposition de François Hollande a été saluée vendredi par l'agence de notation Fitch. Pour cette dernière, les annonces du président sont «potentiellement positives pour la compétitivité et la croissance», mais a appelé à les «clarifier». Elle ajoute toutefois qu'en «évaluer l'impact va demander de clarifier davantage les détails et l'application». «Par ailleurs, la manière dont ces nouveaux projets vont s'accorder aux objectifs budgétaires n'est pas encore claire», note-t-elle.

L'agence estime par ailleurs qu'il ne faut pas s'arrêter là: «En l'absence de nouvelles réformes, des baisses de charges pourraient ne pas suffire tout à fait face à la combinaison d'un déficit budgétaire structurel et d'une croissance à la peine.»

Mercredi dernier, le patron du Medef, Pierre Gattaz avait lui aussi affirmé que le discours du président de la République, allait dans le bon sens. Le patron des patrons s'était dit ouvert à la négiociation. Vendredi, il a assuré que le Medef avait d'ailleurs apporté le Pacte de responsabilité «sur un plateau» au président Hollande, qui s'est inspiré, selon lui, du Pacte de confiance qu'il lui avait présenté en novembre.

Ce pacte, dont les grandes lignes seront fixées au printemps, comportera des mesures portant sur plusieurs années et concernera notamment le financement de la protection sociale et la fiscalité des entreprises pour faire baisser le coût du travail.

Le pacte de responsabilité sera officiellement lancé par le président de la République le 21 janvier, à l'occasion de ses vœux aux acteurs économiques et de l'emplois.

Partager

Les Français doutent de l'application du pacte de responsabilité de Hollande

74% des Français ne font pas confiance au chef de l'État pour diminuer les dépenses publiques et autant ne croient pas plus les entreprises qui se disent enclines à créer des emplois en échange d'une baisse des cotisations patronales.

Imprimer Haut de page

View the original article here

 
Copyright Toute l'actualité économique All Rights Reserved
Powered by Toute l'actualité économique
site created by Ebooks d'economie.