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La publicité vidéo fait son apparition dans la version française de Facebook

Les spots de pub arrivent sur Facebook. Testés en fin d'année dernière aux États-Unis, avant un lancement de grande ampleur au mois de mars, ce nouveau format publicitaire est déployé progressivement à partir de mercredi en France. Quelques annonceurs triés sur le volet pourront faire apparaître leur publicité vidéo dans le fil d'actualité des utilisateurs de Facebook.
La publicité, d'une durée maximale de 15 secondes, sera lancée automatiquement dès que l'utilisateur fera défiler son flux d'actualité. Pour ne pas pas être trop intrusive, la vidéo sera lue sans le son. Si l'internaute souhaite écouter la publicité, il lui suffira de cliquer dessus. Les annonceurs pourront ajouter deux autres vidéos, présentées sous forme de carrousel, pour compléter leur message. Ces dernières ne se lanceront que si l'internaute clique dessus, et pourront durer jusqu'à 20 minutes.
Intitulé Publicités Vidéo Premium, ce service ne sera proposé dans un premier temps qu'à une sélection d'annonceurs, dont le nom est tenu secret. Aux Etats-Unis, la première publicité premium déployée était une bande-annonce du film pour adolescents Divergente. Afin d'offrir un contenu de qualité, les vidéos premium seront soumises à un contrôle créatif de la part du réseau social.
Facebook n'indique pas les tarifs qu'il compte pratiquer en France. D'après le Wall Street Journal, le réseau social demanderait jusqu'à 2 millions de dollars par jour pour exposer un spot à tous les utilisateurs américains âgés de 18 à 54 ans. En contrepartie, Facebook réserve ce format vidéo premium à un seul annonceur par jour, pour chaque type de public visé.
Un carroussel vidéo pour Publicités Vidéo Premium
Un carroussel vidéo pour Publicités Vidéo Premium
Car pour séduire les agences publicitaires, Facebook mise sur sa connaissance de son public. En remplissant leur profil, les utilisateurs du réseau social indiquent leur âge, leur sexe, mais aussi s'ils le souhaitent leur ville de résidence, leur travail, leurs goûts culturels ... De quoi dresser une base de données suffisamment fine pour permettre un ciblage publicitaire précis et plus pertinent qu'une campagne à large échelle.
En parallèle de cette offre, Facebook lance de nouveaux outilspour permettre aux annonceurs d'analyser l'impact de leurs vidéos, quelles soient Premium ou non. Jusqu'à présent, seul le nombre de visionnage de la vidéo était connu. Dans les prochaines semaines, annonceurs et administrateurs de «Pages» de marque pourront savoir combien d'utilisateurs uniques ont lancé la vidéo, mais aussi la durée moyenne de visualisation et le taux d'abandon en cours de lecture. Ces données seront également affinées selon l'âge et le sexe des internautes.
Avec son arrivée dans la publicité vidéo, Facebook espère croquer sa part du gâteau dans ce nouveau marché. Aux États-Unis, les vidéos publicitaires ont rapporté 4,15 milliards de dollars en 2013 (3 milliards d'euros), et devraient atteindre les 5,79 millions de dollars en 2014. En France, les chiffres donnent moins le tournis. L'an passé, les spots publicitaires en ligne ont généré 136 millions d'euros de chiffre d'affaires sur les 2,76 milliards d'euros rapportés par la publicité sur Internet. Mais les vidéos sont l'un des secteurs les plus dynamiques de la publicité en ligne, avec un chiffre d'affaires en hausse de 32% en un an.
Preuve supplémentaire de son intérêt pour la publicité vidéo, Facebook a annoncé la signature d'un partenariat pluriannuel avec Publicis pour le marché américain. Le contrat, d'un montant estimé à 500 millions de dollars, permettra notamment aux clients de Publicis d'avoir un accès exclusifs à certaines données des utilisateurs de Facebook afin de mesurer au plus près l'efficacité de leurs campagnes vidéo.

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Louis Vuitton, premi�re marque fran�aise du Top�100

Le classement des 100 marques les plus puissantes, valant plus de 9,5 milliards d'euros, établi par Millward Brown, a encore délivré cette année son lot de surprises.

Premier enseignement: si le nombre de marques européennes ne cesse de baisser depuis huit ans (29 cette année contre 35 en 2006), les marques françaises tiennent bon la barre.

Elles sont quatre à faire partie des 100 marques les mieux valorisées au monde: Louis Vuitton (qui arrive en 30e position), L'Oréal (36e), Hermès (41e) et Orange (62e). En tête des marques tricolores, Louis Vuitton, numéro un du luxe tous pays confondus pour la neuvième année consécutive, peut s'enorgueillir de valoir 25,8 milliards de dollars. Et toutes ont progressé depuis un an (avec la palme à L'Oréal, qui gagne six places avec une hausse de sa valorisation de 30 %).

Deuxième fait marquant: Google détrône Apple en tête du classement général. Avec 158,8 milliards de dollars, la marque est valorisée 40 % de plus qu'en 2013, tandis qu'Apple, relégué à la seconde place, a cédé 20 %. «Google a été extrêmement novateur cette année avec les Google Glass, des investissements dans l'intelligence artificielle et une multitude de partenariats qui voient son système d'exploitation Android être intégré dans de nombreux produits, comme les voitures. Tout cela envoie un signal fort aux consommateurs», analyse Benoît Tranzer, directeur général de Millward Brown France. Dans le même temps, Apple a perdu des parts de marché en mobile au profit de Samsung.

À la différence d'autres classements réalisés par Interbrand ou Brand Finance, la méthodologie de cette société d'études de marché du groupe Kantar, membre du groupe publicitaire WPP, met particulièrement l'accent sur la perception des marques par les consommateurs. Alors que chez Interbrand cette évaluation est confiée à des experts. «Nous considérons que la dimension affective d'une marque est essentielle, souligne Benoît Tranzer. Or, la confiance n'est toujours pas revenue dans le secteur bancaire, six ans après le début de la crise financière.» De quoi expliquer que BNP Paribas et Axa ne figurent même pas dans le Top 100 de Millward Brown, alors qu'elles arrivent respectivement en tête et en troisième position du classement de la société de conseil en valorisation des marques Brand Finance, rendu public hier.

Parmi les autres leviers d'attachement à une marque figure l'innovation: Amazon, première enseigne de distribution, est ainsi passée de la 92e à la 10e place depuis 2007. Toyota est la première marque automobile (26e, + 21 %, à 29,6 milliards), tandis que Nike domine les griffes d'habillement (34e, + 55 %, à 24,6 milliards).

La plus forte croissance tous secteurs confondus revient au chinois Tencent (valorisé 53,6 milliards de dollars, en hausse de 97 % depuis 2013, ce qui lui vaut la 14e place mondiale). Deux marques chinoises et une indienne ont beau être sorties du Top 100 cette année - après une forte poussée en 2012 -, les marques occidentales n'ont qu'à bien se tenir.


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L'h�tellerie fran�aise en perte de vitesse

Alors que la restauration française enchaîne les mauvais résultats, c'est désormais à l'hôtellerie d'afficher un bilan plus que mitigé pour l'année 2013. Selon les estimations du cabinet spécialisé MKG Group, l'année écoulée s'est caractérisé par un tassement des prix moyens de 0,4% et par un recul du taux d'occupation de 0,2 point dans l'hôtellerie de chaîne. Résultat: le RevPar, l'indicateur de référence de la profession indiquant le revenu généré par chaque chambre, devrait afficher un recul de 0,7%. En dix années, la profession n'en a connu que trois orientées à la baisse.

«Ce n'est pas une catastrophe, admet Georges Panayotis, président de MKG Group, mais c'est inquiétant car ces chiffres démontrent de nombreuses fragilités du secteur.» Au final, après un mauvais premier semestre, l'embellie estivale a été de courte durée, si bien que la fin d'année n'a pas permis de rattraper le retard.

Curieusement, ce sont les établissements de milieu de gamme, que l'on présente généralement comme les plus sensibles à la crise, qui ont le mieux résisté puisque le RevPar a progressé de 0,4 point pour un prix moyen de 66,8 euros. «Il s'agit des établissements 3 ou 4 étoiles, dont bon nombre se sont rénovés ou bien repositionnés», explique Georges Panayotis. À l'inverse, le haut de gamme est le créneau qui a le plus souffert avec un RevPar en recul de 0,9%. Une situation d'autant plus inquiétante que quatre palaces parisiens sont actuellement fermés pour travaux diminuant d'autant l'offre disponible.

Même si Paris conserve un taux d'occupation de 82,3%, un chiffre sans équivalent à travers le monde, et continue à tirer le secteur, la compétitivité française s'émousse face à ses rivales européennes. Contrairement à ses voisins, par manque d'investissement ou par des freins à la construction, le parc hôtelier global français s'est peu étendu (+1,9% en dix ans là ou l'offre britannique a progressé de 15,9% et de 53,3% en Espagne). Et pendant que la demande continuait à croître, l'ajustement se faisait par une hausse des prix qui s'est poursuivie jusqu'en 2012. «Mais là, les prix moyens sont au taquet, l'offre globale baisse depuis peu et nous ne gagnons plus de parts de marché», estime Georges Panayotis. Une situation encore compliquée par le passage de la TVA à 10%.

Alors que la demande française est en berne, il est plus important que jamais de séduire la clientèle internationale. Or, la partie est loin d'être gagnée: selon l'Insee la fréquentation touristique dans les hôtels s'est tout juste maintenue au troisième trimestre 2013 (+0,3%) et était même en recul au deuxième trimestre (-0,6%). Et pour ne rien arranger, Londres prétend avoir détrôné Paris comme première destination touristique. Il faut dire que les taux de change euro/livre et euro/dollar ne nous sont pas très favorables actuellement.

Enfin, les salons et congrès, autres grands pourvoyeurs de nuitées hôtelières, sont eux aussi en petite forme avec un recul de 1,3% du nombre de visiteurs au premier semestre 2013. Des chiffres inquiétants lorsque l'on sait que tous les indicateurs hôteliers sont au vert chez les voisins britanniques et allemands.

Moins que jamais, le tourisme et l'hôtellerie sont des secteurs qui peuvent compter sur une clientèle acquise. À en croire Georges Panayotis, l'heure devrait plutôt être au «lancement d'un plan de relance de l'hôtellerie», à la création de nouveaux concepts et à la solidarité dans une profession trop divisée. Les hôteliers auront du pain sur la planche en 2014 pour une année que le cabinet MKG prévoit cependant «meilleure» que la précédente.


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Daily Wagon, premi�re cha�ne fran�aise de �food trucks�

Aller chercher son déjeuner au camion stationné au pied de l'immeuble peut devenir la hantise de certains travailleurs. Choix restreint, hygiène limitée et produits bas de gamme: le camion à pizza ne fait plus rêver. Il a pourtant su reconquérir le coeur des Français en se réinventant. Plus glamour sous le nom de «food truck» (le «camion alimentaire» des Américains), joliment décoré et itinérant, il est (re)devenu incontournable à Paris, comme en atteste le succès de l'emblématique Camion qui fume.

Fraîchement débarqué de Los Angeles où il a passé quatorze ans et «a vu grandir les food trucks», Louis de Malet, entrepreneur dans la restauration, profite de cet engouement pour lancer sa propre affaire. Il s'associe à Francky Lirus, spécialiste dans le secteur des transports, pour peaufiner le concept. Ils ont le choix entre un développement «artisanal, sans rien de péjoratif dans ce terme», où ils sont tous les deux aux manettes en cuisine et sillonnent Paris au volant de leur établissement roulant et un développement «plus entrepreneurial». Nourri au mantra américain «think big», Louis de Malet préfère voir grand dès le départ et imagine une chaîne de food trucks regroupant plusieurs camions. En mars 2013, Daily Wagon voit le jour.

Daily Wagon espère ouvrir plus d'une dizaine de nouveaux food trucks en 2014.

Daily Wagon espère ouvrir plus d'une dizaine de nouveaux food trucks en 2014.

Il se met à la place des consommateurs qui «se lassent» lorsque l'offre est trop souvent la même. «On ne peut pas avoir un emplacement récurrent et proposer toujours le même produit. Les gens ne mangent pas des burgers tous les jours!» Il imagine un système permettant de garder le même emplacement plusieurs jours de suite tout en variant les produits proposés. Chaque camion aura son propre thème, centré sur un pays. Premier à voir le jour, l'Anglais et son mythique «fish and chips», parce que Daily Wagon ne voulait pas «faire des burgers comme tout le monde». Ils y viendront un peu plus tard, en développant leur camion américain en même temps que celui dédié à la gastronomie mexicaine.

Le succès est immédiat. Pas de triomphalisme pourtant chez Daily Wagon. «Il faut aussi savoir se tromper», sourit ainsi Louis de Malet. Le camion végétarien, «une grosse erreur», a fait un flop et a rapidement été transformé en «Frenchie», qui met à l'honneur les plats traditionnels français. L'Hexagone est d'ailleurs au centre des projets de développement de la marque. En plus des camions grec, allemand, espagnol, marocain ou argentin qui verront le jour en 2014, plusieurs véhicules seront consacrés aux régions françaises, de l'Alsace à la Bretagne.

Chaque camion réalise 50.000 euros de chiffre d'affaires mensuel.

Chaque camion réalise 50.000 euros de chiffre d'affaires mensuel.

Daily Wagon grandit et l'affaire fait recette. Le temps où les deux fondateurs avaient dû financer l'achat de leurs premiers camions sur leurs fonds personnels semble déjà lointaine. Convaincus par les 50.000 euros de chiffre d'affaires mensuel réalisé par chaque véhicule, les investisseurs et les établissements bancaires soutiennent aujourd'hui les projets de développement de la marque. D'abord «agrandir la flotte» et donc embaucher. «On recrute énormément. Pour chaque camion créé, nous embauchons deux salariés en CDI», se réjouit Louis de Malet. Si Daily Wagon emploie aujourd'hui 18 salariés et une douzaine d'intérimaires, la société espère atteindre les 80 employés à la fin de l'année.

La chaîne, qui propose déjà ses services à l'occasion d'événements comme les festivals de musique, souhaite également se renforcer sur ce créneau. Les carnets de réservation pour les mois d'été se remplissent rapidement, portés par les mariages. Et Daily Wagon devrait également nourrir les festivaliers des Solidays. De quoi renforcer une notoriété uniquement acquise via les réseaux sociaux et «le bouche à oreille».

Pas question non plus pour la marque de food trucks de se cantonner à la capitale. «Nous avons reçu beaucoup de demandes en dehors de Paris, souligne Louis de Malet. Nous allons donc mettre en place une licence de marque nous permettant de louer nos camions pour de longues durées.» Les entrepreneurs intéressés bénéficieront de deux semaines de formation sur le terrain avant de pouvoir exploiter les véhicules sous la marque Daily Wagon. Louis de Malet explique qu'il ne cherche pas «quelqu'un qui a de l'argent» mais plutôt «quelqu'un qui se donnera à fond pour la marque». Pour perpétuer non seulement la réussite de Daily Wagon mais aussi sa vision de l'entrepreneuriat.


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