L’écart de revenus se creuse mais la tendance peut toutefois être évitée, selon le rapport de la Cnuced sur le commerce et le développement. Un constat confirmé par les économistes qui ont pris part à la présentation du rapport mercredi dernier à Rabat. «L’accroissement des inégalités de revenus est une tendance qui peut être inversée dans un monde globalisé où les répercussions de la crise internationale se font sentir sur les économies des pays en développement», a souligné Nassim Oulmane, économiste à la Commission économique pour l’Afrique. Selon lui, les politiques actuelles ne favorisent pas une croissance forte et une redistribution équitable, d’où le creusement des écarts de revenus. Ainsi, comme les économistes de la Cnuced, Oulmane a insisté sur la nécessité de trouver un équilibre dans les politiques économiques à même de relancer la demande.
Pour la Cnuced, la compression des salaires est à l’origine de la hausse de ces disparités. En effet, elle affaiblit davantage la croissance dans les pays développés sans que les résultats escomptés ne soient réalisés en matière de réduction des déficits budgétaires. «De fortes inégalités réduisent les dépenses de consommation et donc la demande globale, entraînant ainsi une baisse de la production», a affirmé Mouna Cherkaoui, professeur d’économie qui a pris part à la présentation du rapport. Selon elle, une répartition inégale des salaires prive les individus de l’accès au crédit, moteur de la croissance économique.
Et d’enfoncer le clou en soulignant que dans de nombreux pays développés, «les entreprises, plutôt que moderniser leurs structures de production par des investissements et des innovations permettant d’accroître la productivité, ont eu tendance à délocaliser leurs activités dans des pays où le coût de la main-d’œuvre est plus bas».
Si le rapport de la Cnuced indique que les écarts de revenus se creusent dans de nombreux pays en développement et en voie de développement, le Maroc semble toutefois échapper à ce constat. Touhami Abdelkhalek, professeur et chercheur à l’Institut national de statistique et d’économie appliquée (INSEA), joint par L’Economiste, a indiqué que les politiques économiques appliquées au Maroc ont fait que le système de politique n’est ni aggravateur ni réducteur des inégalités de revenus. Selon lui, ces disparités ne sont mesurables que sur les dépenses de consommation. D’ailleurs, l’indice de Gini, qui mesure les inégalités de revenus, «a relativement baissé au cours de cette même période, passant de 0,44 à 0,43%», indique Touhami Abdelkhalek.
Pour réduire les inégalités de revenus, les économistes de la Cnuced recommandent la création d’emplois publics, l’instauration d’un salaire minimum légal et l’application de mesures visant à accroître le revenu des travailleurs informels et des indépendants.
L'économiste
Pour la Cnuced, la compression des salaires est à l’origine de la hausse de ces disparités. En effet, elle affaiblit davantage la croissance dans les pays développés sans que les résultats escomptés ne soient réalisés en matière de réduction des déficits budgétaires. «De fortes inégalités réduisent les dépenses de consommation et donc la demande globale, entraînant ainsi une baisse de la production», a affirmé Mouna Cherkaoui, professeur d’économie qui a pris part à la présentation du rapport. Selon elle, une répartition inégale des salaires prive les individus de l’accès au crédit, moteur de la croissance économique.
Et d’enfoncer le clou en soulignant que dans de nombreux pays développés, «les entreprises, plutôt que moderniser leurs structures de production par des investissements et des innovations permettant d’accroître la productivité, ont eu tendance à délocaliser leurs activités dans des pays où le coût de la main-d’œuvre est plus bas».
Si le rapport de la Cnuced indique que les écarts de revenus se creusent dans de nombreux pays en développement et en voie de développement, le Maroc semble toutefois échapper à ce constat. Touhami Abdelkhalek, professeur et chercheur à l’Institut national de statistique et d’économie appliquée (INSEA), joint par L’Economiste, a indiqué que les politiques économiques appliquées au Maroc ont fait que le système de politique n’est ni aggravateur ni réducteur des inégalités de revenus. Selon lui, ces disparités ne sont mesurables que sur les dépenses de consommation. D’ailleurs, l’indice de Gini, qui mesure les inégalités de revenus, «a relativement baissé au cours de cette même période, passant de 0,44 à 0,43%», indique Touhami Abdelkhalek.
Pour réduire les inégalités de revenus, les économistes de la Cnuced recommandent la création d’emplois publics, l’instauration d’un salaire minimum légal et l’application de mesures visant à accroître le revenu des travailleurs informels et des indépendants.
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