Les capacités de production utilisées à 70%

Le moral des patrons est sur une courbe mitigée en cette fin d’exercice. C’est ce que révèle, entre autres, la dernière note de Bank Al-Maghrib, au titre du mois d’octobre dernier.


La dernière enquête mensuelle de conjoncture, réalisée par Bank Al-Maghrib au titre du mois d’octobre 2012, traduit une satisfaction quant au niveau d’utilisation des capacités de production et des stocks de produits finis. Malgré un environnement difficile, la production industrielle dans le Royaume continue d’évoluer positivement, selon la Banque centrale qui indique que le taux d’utilisation des capacités de production a augmenté au niveau global de 69% à 70%. Concernant les estimations des patrons, quelque 42% parmi les chefs d’entreprise voient une hausse de la production industrielle contre 33% qui constatent une baisse et 25% trouvent que l’activité stagne. Pour le dernier trimestre de l’année en cours, environ 27% des patrons sondés par Bank Al-Maghrib anticipent une poursuite de la progression de l’activité.
La Banque centrale explique cette progression par «une baisse dans les industries agroalimentaires et celles du textile et du cuir». Par ailleurs, il est indiqué aussi qu’«une hausse dans les autres branches» se produira, mais les industriels tablent sur une amélioration dans l’ensemble de l’industrie à court terme. Les industries électroniques et électriques auront, selon la même analyse, plus de mal à s’en sortir et mettront davantage de temps à le faire que les autres secteurs. Ce repli est évidemment lié à la crise en Europe, principale partenaire économique du Royaume.
Le secteur de l’industrie électrique est, rappelons-le, structuré autour des principales filières suivantes : fils et câbles électriques, machines, transformatrices et génératrices, instruments de mesure et de contrôle, piles et accumulateurs, matériel d’éclairage et matériel de distribution et de commande. Cette dernière filière est parmi les plus importantes de l’industrie électrique, assurant 85% des exportations du secteur, 78% des investissements, 77% de la production et 52% des effectifs employés.

Carnet de commandes inquiétant

Ceci dit, les ventes globales ont diminué d’un mois sur l’autre. On constate ainsi une baisse des ventes locales ainsi qu’à l’export. Cette baisse observée au niveau global incombe particulièrement aux industries agroalimentaires et aux industries chimiques et parachimiques. Les ventes dans les autres branches ont été, pour leur part, revues à la hausse. À des degrés divers, les ventes dans l’ensemble des branches enregistreraient, selon les patrons sondés, une amélioration sur le court terme.
S’agissant des commandes reçues, «la hausse des nouvelles commandes reçues recouvre une baisse dans les industries agroalimentaires, une stagnation dans les industries du textile et du cuir et des industries chimiques et parachimiques, ainsi qu’une augmentation dans les autres secteurs», explique Bank Al-Maghrib dans sa note mensuelle. Ainsi, l’état des stocks de produits finis semble normal, mais les commandes sont inférieures aux attentes des industriels. En effet, si 61% d’entre eux avancent une stagnation du prix des produits finis, 32% voient un recul et seuls 7% estiment que les prix ont plutôt augmenté. Pour le dernier trimestre, quelque 14% des entrepreneurs sondés anticipent une baisse des prix des produits finis.

                                                                                                                                                                      Ilham Lamrani Amine, LE MATIN

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